Le coeur déchiré (2)
SPORT-Kritik 29.01.1953
Evidemment il y a plusieurs facteurs dans cet ensemble qui ont joué un rôle prépondérant quant à la décision finale par laquelle une plaine de jeux et de sports, jadis théâtre des plus pures satisfactions de nos sportifs, fut relaissée à Mammon et à ses fastes.
Loin de moi de vouloir plaindre une fois de plus cette pauvre FSCL qui, pour ses Championnats du Monde Cyclistes, dut s’exiler à l’étranger, loin de moi l’émotion à partager avec nos sympathiques coureurs cyclistes qui s’étaient proposés de porter bien haut notre bannière sur les pistes étrangères après avoir fourni leur travail d’entraînement sur notre bonne piste luxembourgeoise, loin de moi l’étreinte qui serre le cœur au souvenir de nos vieilles gloires qui nous valurent à Belair des moments exaltants…
Qu’il me soit permis de prier Dieu, qui est aussi le Bon Dieu des sportifs et de ceux qui aiment le sport, qu’Il punisse, indistinctement, tous ceux qui, à quelque degré que ce soit, ont accumulé une tare sur leur conscience dans cette sinistre affaire ! Puisse-t-Il faire que leurs esprits soient hantés jusqu’au soir de leurs jours, des souffrances et des peines de tous ceux que le « sacrilège de Belair » à frappé au cœur… !
Jean AUBERS
(Journal consulté au Département ministériel des sports)