Il y a ... 101 ans
L’INDÉPENDANCE LUXEMBOURGEOISE 08.07.1909
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L’ARRIVÉE. (Tour de France le 07 juillet 1909 – 2e étape : Roubaix-Metz, 398 km).
A Metz, tout au long de l’avenue des Mérovingiens, jusqu’à l’Esplanade, le long des cordes tendues, la foule se presse, anxieuse.
Les gendarmes et la police ont fort à faire pour maintenir toutes les exubérances.
L’excellente musique de la « Lorraine Sportive » a beau égrener les plus brillants morceaux de son répertoire, elle ne calme pas le moins du monde les impatiences, la fièvre.
Il y a là dix mille personnes au moins.
Et l’heure s’avance, et rien, toujours rien.
Enfin, on annonce, après deux fausses alertes, l’arrivée.
C’est un homme tout seul, un costaud, le seul l’unique, le colosse de Colombes, le Français (!) National.
Il pourrait s’amener à petite allure, en balade de santé, mais non, mais non, il emballe, tête au guidon.
Une formidable acclamation, des mouchoirs, des chapeaux s’agitent ; on crie, on hurle des bravos. Il est 5 heures 9 minutes.
Tout couvert d’infecte boue gluante, le bon géant saute de machine et s’en va tout droit vers une vieille dame qui, les larmes aux yeux, appelle « son François », « son fils ».
Et le bon colosse embrasse sa maman.
De nouveaux applaudissement éclatent, plus frénétiques encore.
Le héros du jour serre des mains et des mains ; une vibrante « Marseillaise » éclate, qui fait tant de plaisir à entendre, des têtes se découvrent, de douces larmes coulent de nombreux yeux.
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(Nous avons reçu hier matin, à l’Indépendance, la visite de M. Steinès, qui est chargé par l’Auto d’accompagner les coureurs pendant toute la durée de la randonnée.)
François Faber a gagné le 07 juillet 1911 l’étape Longwy - Belfort (331 km)
(Journal consulté aux Archives nationales)