Les coureurs ne meurent pas
Les coureurs ne meurent pas,
on les perd seulement de vue
une fois qu’ils ont franchi la dernière ligne d’arrivée
et que la rapidité de la vie
les laissent derrière elle, les muscles raides.
Car ils continuent de courir,
même si le cœur et les roues s’arrêtent,
ils avancent dans des milliers de têtes
en poussant et en ne mourant jamais,
leur sueur donne à l’asphalte
un éclat permanent.
Saches que
si la terre
les couvre contre son gré,
leurs noms retentiront
à tout jamais
comme un écho dans les montagnes
Traduction du poème de Willie Verhegghe, issu de son recueil “Renners sterven niet. Ronde‐van‐Vlaanderen‐ gedichten.”